RPA : vigilance sur la structuration des offres ? | Silicon

Clément Bohic - Silicon - 21/08
Le dernier Magic Quadrant de la RPA met en avant l'importance du packaging des offres, dans un contexte de convergence avec des segments adjacents du marché IT.

Doit-on attendre des fournisseurs de RPA qu’ils soient plus « créatifs » dans la manière de packager leurs offres ?

Il le faut, estime Gartner, dans le contexte de convergence avec d’autres briques fonctionnelles (low-code, process mining, iPaaS, automatisation des tests…).

Le cabinet américain rend compte de cette tendance dans le dernier Magic Quadrant de la RPA. Il l’avait déjà mise en avant l’an dernier. En toile de fond, la transition d’usages en silo vers des stratégies d’automatisation plus larges.

Les critères d’inclusion au Quadrant reflétaient ce phénomène : de nombreux éléments étaient laissés facultatifs, Gartner envisageant un « cœur fonctionnel » auquel on viendrait greffer, « à la carte », des technologies portant lesdites stratégies d'(hyper)automatisation.

Cinq « leaders » sur le marché de la RPA

D’une année sur l’autre, ces critères ont peu évolué. Tout comme la hiérarchie dans le carré des « leaders ». Automation Anywhere, Microsoft, SS&C Blue Prism et UiPath s’y trouvent toujours. Seul NICE en a disparu. Il est tout simplement sorti du Quadrant, ne se considérant plus comme un vendeur de RPA.

Trois autres fournisseurs classés en 2023 sont absents cette année. Cyclone Robotics, parce qu’il n’entre plus dans le champ étudié (l’éditeur se concentre désormais sur des produits à base d’agents IA). EdgeVerve Systems et Hyland, parce qu’ils ont un score CCI inférieur à 15/100.

Ce score est censé traduire l’intérêt des clients (Consolidated Customer Interest). Gartner mentionne cinq dimensions sur lesquelles il se fonde. Deux internes (volumes de demandes qui lui sont faites ; nombre de mentions en tant que concurrent dans les Peer Insights), trois externes ...
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